reviews
© Klara Beck
OPPÉRA NATIONAL DU RHIN, STRASBOURG
“Das Wunder der Heliane” - Heliane 2026
“Et justement, la distribution se révèle de très haute qualité et parfaitement à la hauteur. La soprano franco-allemande Camille Schnoor affronte le rôle surdimensionné d’Héliane avec aplomb et assurance, d’une puissance et d’une vaillance apparemment à toute épreuve. La jeune femme est mieux que crédible en reine empathique, puis troublée et enfin passionnée jusqu’au paroxysme. La voix est charnue, puissante, ductile et infiniment séduisante.”
“Les chanteurs resteront les fleurons de ces deux découvertes majeures. À Strasbourg, Camille Schnoor rayonne dans le personnage d’Héliane, son soprano lyrique flamboyant ne demandant qu’à s’épanouir.”
“Zur eigentlichen Offenbarung des Abends wird Camille Schnoor als Heliane. Die deutsch-französische Sopranistin überzeugt durch klare Phrasierung und ein bereits im ersten Auftritt spürbar großes stimmliches Volumen.”
“Camille Schnoor ist eine in sich ruhend wirkende Heliane, die gleichwohl die Salome-Anklänge der Partie aufscheinen lässt.”
“Camille Schnoor s'empare du rôle d'Heliane avec un timbre clair et charnu et une vaillance aussi admirable que ses nuances.”
“Überragend ist die Heliane von Camille Schnoor, die aus der Erlöserin eine große Liebende macht.”
“Le grand soprano de Camille Schnoor s’épanouit à merveille dans le rôle-titre, éperdue de passion, pas avare en demi-teintes, en particulier dans son grand air du II en forme de plaidoirie, ou plutôt de vaste crescendo émotionnel.”
“Camille Schnoor singt mit Empathie und schimmernden Höhen die Heliane.”
“Quant au trio central, il est admirablement interprété par Josef Wagner en Souverain haineux et désemparé, par le ténor américain Ric Furman, qui prête un timbre séduisant à l’Étranger sans jamais paraître en difficulté face à un rôle lourd, et surtout par Camille Schnoor en Héliane. Presque constamment en scène, la soprano franco-allemande, qu’on avait pu applaudir dans Ariane à Naxos à Limoges, se montre tout à fait à la hauteur des exigences de la partition et relève le défi avec aisance et élégance, grâce à une voix ample mais aux couleurs juvéniles et porteuse d’émotion.”
“Pour réussir une telle résurrection, il fallait des chanteurs aguerris capables d’affronter une partition aux difficultés vocales crucifiantes. La distribution est très largement dominée par la présence lumineuse de la soprano Camille Schnoor, qui déploie un chant lyrique capable de radieuses envolées dans tous les registres de la voix, bravant une orchestration riche et rutilante.”
“Korngold bringt sie am eindrucksvollsten zum Klingen in Helianes großartigem Monolog “Ich ging zu ihm", in dem sie den Richtern in schlichten Worten erklärt, was zwischen ihr und dem Fremden vorgefallen ist. Camille Schnoor ist die ideale Protagonistin für diese Form reiner Unschuld. Ihr heller, lyrischer Sopran ist schlackenlos, tremolofrei, die Stimme vermag dennoch große Bögen zu ziehen und Spannung auszubauen, ohne forcieren zu müssen.”
BADISCHE ZEITUNG
“Such demands can be met only by a vocally opulent cast, one capable of unwavering dramatic and musical commitment. Camille Schnoor endows the character with the full intensity required for her metamorphosis, traversing, even vocally and with prodigious valour – never at the expense of delicacy of intent – the ordeals that precede redemption. Everything is there: the bearing, the poise, the disciplined vocal line which nonetheless allows her to adorn it with a wealth of colours and inflections; even her gait speaks volumes: a troubled sovereign relinquishing her station to become human, all too human (let yourself be swept away by the deepest emotion as you hear her deliver, with such purity of intent and such compassion, her doch sein Leib hab’ ich mit ihm getragen und bin in Schmerzen, in Schmerzen sein geworden), and thereby, paradoxically, nobler still.”
“Remarquable affiche, appréciable non seulement vocalement, mais aussi physiquement. Idéal féminin, le rôle d’Héliane requiert, au moins dans une certaine mesure, une plastique en rapport. Conformément aux didascalies du livret, à Berlin, dans la mise en scène de Christof Loy, Sara Jakubiak y osait même un courageux et candide nu intégral. Ici, le dévoilement reste plus limité, mais l’élégance du maintien et la silhouette de Camille Schnoor s’avèrent remarquablement magnétiques, a fortiori pour une soprano qui doit se confronter à un véritable format de jugendlich-dramatisch. Projection, clarté du texte, aigus superbement lumineux et joliment suspendus : un véritable charme opère.”
“Camille Schnoor s’empare du rôle-titre en liant présence physique hors du commun et vocalité évolutive. Elle commence avec une certaine distance, un plafond de verre qui se retrouve dans une ligne volontairement meurtrie, en constante découverte. Sa voix ambrée et poudrée montre à part croissante ses capacités, proportionnellement au désir de justice d’Héliane. En témoigne son superbe « Ich ging zu ihm », au deuxième acte, où le corps devient un outil de mouvement serpentant, avant qu’espoir et colère ne se superposent au firmament dans des lignes qui affirment leur caractère bien trempé. Chaque note a une profondeur et une largeur, dévoile une nouvelle carte. Sa seule présence et son interprétation apportent une donnée « extraordinaire » à la cartographie du spectacle.”
“Réunir une distribution à la hauteur des exigences surhumaines de cette partition était le premier défi. L’Opéra national du Rhin l’a relevé avec brio, offrant un plateau homogène et de très haute tenue. La soprano franco-allemande Camille Schnoor (Héliane) a livré une performance héroïque. Affrontant pour la première fois ce rôle écrasant, la soprano a déployé une voix à la fois charnue, puissante et d’une ductilité remarquable. Son « Ich ging zu ihm », l’air célèbre du deuxième acte, fut un moment de pure magie, alliant un timbre lumineux à une expressivité bouleversante. Elle a magistralement incarné le parcours de la reine, de la réserve froide à la passion transcendante.”
“Dans le rôle-titre, la belle soprano franco-allemande Camille Schnoor, qui fut notamment l’une des filles-fleurs de la production de Parsifal à Bayreuth en 2023, s’investit pleinement, donnant de la reine amoureuse, une incarnation vivante, sensible, intelligente et vocalement irréprochable.
Digne des performances exigées de l’impératrice de Frosch, le rôle d’Héliane, outre sa longueur, comporte de très importants passages lyriques, où la douceur et la naissance de l’amour chez cette femme courtisée par un homme détestable, doivent alterner avec la colère, le rejet, la haine même qu’elle éprouve à l’égard de son bourreau tandis que tout son être se donne peu à peu à la bonté d’un étrange étranger. Et dès ses premières paroles à la scène 4 alors qu’elle arrive dans la geôle visiter le prisonnier, remplie de bons sentiments, son « Habt Frieden in der Seele » (paix à ton âme) sonne avec la distinction d’une reine et la curiosité de la femme rencontrant un être séduisant.
Cette subtilité dans les nuances et les diverses couleurs données à un chant irréprochable qui passe sans problème la luxuriance de l’orchestre sont profondément attachantes et l’on épouse littéralement les sentiments complexes de cette femme indépendante qui accepte une sorte d’étrange réconciliation entre l’Agapé et l’Eros dans cette définition fusionnelle de l’œuvre où elle se met nue et éprouve de fait une folle passion brutale, un coup de foudre, sans pour autant se livrer à l’amour physique.
Un sommet d’émotions est atteint avec son interprétation du grand air le plus célèbre d’Heliane à l’acte 2, le « Ich ging zu him der morgen sterben sollt/Der Abend neigte sich–da ging ich hin. » (Je suis allée voir celui qui devait mourir le lendemain. La soirée touchait à sa fin, tandis que je suis allée le voir).
S’en suit la fameuse litanie où elle décrit elle-même comment elle lui a progressivement dévoilé ses charmes à sa demande, pour finir par l’incroyable « Er warf sich hin, erflehend meinen Leib,Da löst ich das Gewand von mir und stand,Wie mich mein Gott erschaffen, vor ihm: nackt. Ich war sein in Gedanken…ja, ich war’s! » (Il se jeta à terre, implorant de voir mon corps/Alors j’ôtai mon vêtement et me tins debout, telle que mon Dieu m’avait créée, devant lui : nue./Je lui appartenais par la pensée… oui, je lui appartenais !). Camille Schnoor incarne merveilleusement par la beauté de son chant, ce merveilleux gage d’amour.
Et son lumineux « steh auf, steh auf » (lève-toi) suppliant l’Étranger de se réveiller qui se termine par un déchirant « Küsse mich, küsse mich, ich liebe dich » (embrasse-moi, je t’aime), traverse la salle avec l’intensité d’une authentique passion tandis que l’orchestre se déchaine.”
“On l'a dit : pour les trois rôles principaux, il faut des voix de grand format. Mission accomplie par l'Opéra national du Rhin. En prise de rôle, Camille Schnoor affronte avec beaucoup d'intensité, de résistance et une franche réussite les difficultés vocales d'Héliane. Il est étonnant de voir cette soprano d'essence plutôt lyrique (Fiordiligi, Mimi dans La Bohème, Butterfly, Micaela dans Carmen) se muer en authentique soprano dramatique à l'aigu droit, puissant et jamais crié tout en étant capable de fort belles demi-teintes et de sons filés. Avoir abordé ces dernières années La Maréchale du Chevalier à la Rose ou Ariane dans Ariadne à Naxos de Strauss l'y avait peut-être préparée.”
OPéra comique, Opéra national de Bordeaux,
“Les Sentinelles” - C, 2024/2025
“Heureusement, il y a les chanteuses. Le soprano vif et ample de Camille Schnoor fait merveille en meneuse de jeu : en dépit du souhait avéré de la compositrice, plus perceptible dans l’anonymat des lettres-prénoms que dans la musique, une hiérarchie se dégage bel et bien et C est incontestablement la décisionnaire de la triade.”
“Dans le rôle de C la soprano franco-allemande Camille Schnoor assume un lien fort dans l’intrigue ; en passant du personnage d’épouse insatisfaite à celui de l’amante, elle rend compte des questionnements posés par l’adultère. La palette des émotions relative à la circulation du désir est rendue par la comédienne hors classe et la chanteuse à l’énergie inouïe (elle a récemment intégré la distribution de Parsifal à Bayreuth). La puissance, la projection et les modulations sont magnifiques d’impact et de carrure vocale.”
Opéra de marseille
“Rusalka” - The Foreign Princess, 2025
“L’intense mezzo de Camille Schnoor, pour courte que soit sa partie, déploie la beauté vénéneuse de la Princesse étrangère, avec un médium moiré et riche, que couronnent quelques notes exposées au superbe éclat.”
CLASSIQUE NEWS, Emmanuel Andrieu
“Dans le rôle de la Princesse étrangère, Camille Schnoor expose des qualités vocales différentes, mais tout aussi enthousiasmantes : une voix longue et souple, une couleur claire de timbre, un aigu radieux.
“Camille Schnoor procure sans faillir son côté séducteur et inquiétant à la Princesse étrangère ; voix solide, soprano lyrique sombre, la Franco-allemande née à Nice convainc dans ce rôle maîtrisé.”
“Sa projection est excellente, tout comme celle de Camille Schnoor, voluptueuse et insolente aristocrate qui allie l’arrogance aux bonnes manières et dont l’amour-propre est le sentiment dominant. Tant physiquement que vocalement elle s’impose comme le personnage, mélange de séduction et de cruauté, tant dans les apartés que dans les échanges, où la fermeté de l’émission exprime le caractère entier et la résolution.”
Opéra de Nice
“Rusalka” - The Foreign Princess, 2024
“Camille Schnoor si fa apprezzare per una vocalità sontuosa e del seducente impasto timbrico. La statuaria presenza scenica, impreziosita dall’elegante costume indossato, conferisce uns innegabile nobiltà al personaggio delle Principessa straniera.”
“Quant à Camille Schnoor, d’une classe folle sur des talons aussi vertigineusement hauts que fins, sa Princesse étrangère éclabousse sa rivale, réduite au silence, de la richesse harmonique de ses aigus opalins.”
“También la Princesa extranjera de Camille Schnoor se mostró a la altura de las circunstancias; su voz, sin macula, a su una espléndida silueta anadieron credibilidad al personaje.”
“Enfin, la jeune soprano Camille Schnoor, outre sa voix limpide, est d’une redoutable présene scénique.”
bayreuther Festspiele „Parsifal“ Blumenmädchen 1 II, 2023
„Parmi les Filles-Fleurs se démarque la grâce et la facilité de la francaise Camille Schnoor.”
Opéra de Limoges „Ariadne auf Naxos“ ARIADNe 2022
„Dans le rôle-titre, Camille Schnoor qui apparaît d'abord en Primadonna, affirme un engagement évident et sans avoir à forcer le volume, une acuité évidente dans le lyrisme du personnage.“
„Alliant à une plastique de marbre antique la souplesse féline d'une Salomé, Camille Schnoor préserve Ariadne du hiératisme dans lequlel l'ont figée plusieurs générations de sopranos grand format. Voix lyrique, dont la lumière s'intensifie dès que la tessiture s'élève, et d'un métal suffisamment trempé pour dominer une partie redoutablement escarpée, elle sculpte chaque syllabe avec une intelligence supérieure de ses propres moyens.“
OPÉRA MAGAZINE, Mahdi Mahdavi
staatstheater am Gärtnerplatz München „Les Contes d’Hoffmann“ GIULIETTA, 2022
„Die Liebe, jedenfalls der Sexus, wird in der Begegnung mit der venezianischen Kurtisane Giulietta, Camille Schnoor, mit dramatischer erotischer Wucht, zugespitzt.“
„Die Damen glänzen mit Exzellenz. Camille Schnoor bringt eine dramatische Dimension hinein. Sie taut ihre von der verwendeten Fassung in eine kleine Schwester von Wagners Kundry verwandelte und von der Regie schockgefrostete Giulietta erotisch wieder auf.“
oper Klosterneuburg „La Bohème“ MIMÌ 2022
„Unfassbare Camille Schnoor! Einspringerin in der Rolle der Mimì? - Ach was! Völlig egal. Die Französin zeigt in der Klosterneuburger Premiere von Giacomo Puccinis "La Bohème", wie man heute diese Rolle singen kann, singen soll: unsentimental, verführerisch, mit einer der klangschönsten Sopranstimmen seit Montserrat Caballé. Die Ausstrahlung - ungeheuer: Wenn Camille Schnoor ihren ersten Auftritt hat, ist nicht nur Clemens Kerschbaumer als Rodolfo stückgerecht fasziniert. Die Todesszene sticht ins Herz. Und Christoph Campestrini am Pult legt einen holzbläsergekörnten Orchesterklang unter diesen Weltklasse-Sopran, lässt Camille Schnoor atmen, gibt ihr Zeit, ihre leuchtenden hohen Töne klingen zu lassen, und hält dabei alles in Fluss, damit die Spannungsbögen nur ja nicht abreißen. Es ist atemberaubend!“
Staatstheater am Gärtnerplatz München “Yevgeny Onegin” Tatyana 2020
“Una interpretación hipnótica de Tatiana… Ahora bien, quien realmente hizo de esta función una velada memorable fue Camille Schnoor. Esta soprano lírica, nacida en Niza en 1986, demuestra poseer unas inmensas cualidades que, bien administradas y con la inevitablemente necesaria fortuna, podrían convertirla en una gran estrella de la ópera. La riqueza de armónicos, la impecable impostación y un amplio registro acaban de hacer de su voz un instrumento de singular belleza. Camille Schnoor es dueña también de una buena técnica y de un no muy frecuente buen gusto. Con todas estas cualidades y con algo que quizá sea intuición, quizá reflexión y estudio consciente, quizás un poco de todo, acierta de pleno en la configuración estilística, puramente musical, de este personaje tan íntimamente ligado a Chaicovsky. A partir de aquí, su incomparable interiorización psicológica, musical y dramatúrgica del personaje de Tatiana es simplemente admirable. Muy pocos intérpretes logran tal perfección musical, al tiempo que intensidad emocional y verosimilitud escénica. Salta a la vista que la configuración dramática de esta figura es el resultado de la personalísima relación de la soprano con su parte y que en ella poco o nada hay de la no muy afortunada dirección escénica: en el aspecto puramente teatral la diferencia conceptual y cualitaiva entre la actuación de Camille Schnoor y el resto de la puesta en escena es abismal. Musicalmente su interpretación es de una intensidad, perfección e inspiración muy poco comunes, siempre en perfecta armonía con su actuación como actriz. Con inmensa versatilidad sabe dar una dimensión musical y teatral extraordinariamente creíble a los sentimientos cambiantes y, sobre todo, a la evolución del carácter de Tatiana entre el primer y el último acto, logrando una especie de cuadratura del círculo al conseguir que, pese a todo, el personaje siga apareciendo coherente, reconocible y fiel a sí mismo. Una interpretación hipnótica para el espectador. “
Opera de Limoges, Opera de Rouen „Madama Butterfly“ CIÒ-CIÒ-SAN 2018
„Dans le rôle-titre, Camille Schnoor fait forte impression, et, pour sa première apparition en France, tient de la révélation pour le public. Elle investit son incarnation avec une intensité perceptible, sans jamais se brûler les ailes, et démontre un engagement d'une évidente constance. Le timbre, coloré et homogène sur l'ensemble de la tessiture, jusque dans des aigus qui ne renoncent pas à la chair de la voix, condense le caractère dramatique du personnage, également magnifié par une ligne longue et maîtrisée, soutenue sans faiblesse aucune. „
Staatstheater am Gärtnerplatz, „La Bohème“ MIMÌ 2019
„Camille Schnoor's stunning Mimì gratified the ear and touched the soul.“
OPERA NEWS, Jeffrey A. Leipsic
Theater Aachen, „Au Monde“ LA SECONDE FILLE 2015
„Die zweite Tochter, Camille Schnoor, verstört und verzaubert mit umwerfendem Spiel und stimmlicher Wucht. In der letzten Szene hält sie die Zeit an, tobt, rast, bringt die Oper zum Abheben.“
FRANKFURTER ALLGEMEINE ZEITUNG, Christopher Warmuth
„Zumal die Sänger eine imposante Ensembleleistung vollbringen und sich vor der Brüsseler Luxusbesetzung keineswegs verstecken müssen: Allen voran die lyrisch ausschwingende, dabei zupackende Camille Schnoor in der Mammutpartie der zweiten Tochter.“
OPERNWELT, Regine Müller

